Psychologue à Paris 11 - Docteur en Psychologie -
Ralph Sibony
Ralph Sibony
Psychologue à Paris 11
- Docteur en Psychologie -

Pervers Narcissique et culpabilité

Pervers narcissique

Le pervers narcissique ne ressent aucune culpabilité.

Curieusement c’est sa victime qui peut se sentir coupable. Ceci dans la mesure où son raisonnement est plus ou moins le suivant : il ne peux pas m’arriver ce qui m’arrive sans que j’ai fait une faute, autrement dit  : il est impossible qu’il m’arrive ce malheur gratuitement.

En fait la culpabilité ressentie par la victime est un élément dont sa logique a besoin pour « expliquer » ce qui est en train de lui arriver selon le modèle : s’il m’arrive quelque chose de mal sans doute que j’y  suis pour quelque chose.

Cette logique va parfois assez loin. A savoir, la victime du pervers narcissique se demande si ce n’est pas elle qui est perverse ou carrément pervers narcissique. Il peut y a voir là une tendance à inverser les rôles juste pour trouver une explication à ce qui est en train de se passer : si lui (le pervers narcissique) n’est pas fautif alors c’est moi qui l’est. Tout est fait pour attribuer une faute  et donc rentrer dans la logique : s’il y a faute il y a punition.

Tout ce la se passe bien évidement du coté de la victime, car le pervers narcissique, lui, ne s’encombre pas de maintenir cet équilibre entre faute et punition. il n’en a rien à faire de cette logique, ni de la faute ni de la punition. C’est pour cela qu’il ne ressent aucune culpabilité. Car le rôle de la culpabilité est de est de ramener la personne à cette logique de faute/punition et c’est justement pour cela que la victime du pervers narcissique se sent coupable : elle ne peut envisager un fonctionnement de société sans ce duo de faute/punition.

Ainsi l’on peut retrouver chez les victimes de pervers narcissiques ce questionnement, cette remise en question : qu’ai-je-fait pour qu’il m’arrive tout ce malheur ?

Une partie du travail thérapeutique, psychologique, à faire avec les personnes qui développent ce type de raisonnement (il n’est pas manifeste chez toutes les victimes des pervers narcissiques) est de les amener à comprendre qu’elles ne sont fautives de rien et que leur culpabilité vient compenser l’absence de culpabilité du pervers narcissique. Que c’est à cause de la logique faute/punition qu’elles se sentent coupables et que le pervers narcissique, lui, fonctionne en dehors de ce couplet faute/punition.

 


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