Ralph Sibony
Psychologue à Paris 11
- Docteur en Psychologie -

Plus on avance dans le temps, plus l'on retrouve dans le travail thérapeutique des choses simples. Plus l’on progresse plus l’on repère un dénominateur commun avec d'autres métiers. : on est là pour le patient, pour coopérer avec lui et non pas pour le frustrer, lui témoigner un certain mépris, le dominer. Etre à son service n'est pas la bonne expression même si c'est la plus juste. Car finalement nous sommes là pour lui, à son service même si la guérison vient de surcroît. Etant au service du patient, l'on s'éloigne du mépris  (lacanien) que l'on devrait discrètement manifester à son endroit ; mépris censé le faire avancer. Ainsi s’éloigne -t- on d'une position de domination du patient pour lui offrir un soutien, presque la possibilité d’un repos. Ceci accompagnée d'une écoute, d'un encouragement, un respect, une attitude chaleureuse, humaine. On lui donne la possibilité de partager sa souffrance, de s’appuyer sur notre présence, de se sentir écouté, apprécié. Ce qui est différent que d'arrêter les séances quand il dit des "paroles vides ». Ou quand il commence à dire une « parole pleine » pour que cette parole, à peine dite, le "travaille" jusqu'à la prochaine séance. Il en va de même pour les séances courtes dans lesquelles le thérapeute lacananien s’abstient de répondre aux questions du patient, garde le silence où s’occupe à différentes choses ; tout cela pour frustrer le patient selon l’idée que c’est la frustration qui le fait  avancer.